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Este es el extracto de la entrada.

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Tout le monde a un avis bien tranché sur tout, cependant une chose est vraie : si tu n’as jamais été dans la même situation, tu ne peux pas comprendre ce que l’autre ressent. Il ne faudrait pas confondre empathie et égotisme !

Ta perception de la vie est différente quand tu es le protagoniste. Par exemple, avant d’être mère, je n’avais pas idée que mon existence allait être totalement chamboulé : mon couple, mes relations amicales et familiales ne sont plus les mêmes. Un autre paramètre du panorama a changé… moi !

L’envie initiale de ce blog était de me rebeller face au manque d’information et de communication sur la grossesse, l’accouchement et les premiers mois d’adaptation avec l’enfant. Je ne trouvais que les bons côtés : “ il n’y a pas plus beau qu’une femme enceinte, la naissance de mon enfant est le plus beau jour de ma vie, je suis une femme épanouie avec mon bébé “… propos comme ceux-ci, que lorsque tu es maman, tu sais que quelqu’un a caché le gros dossier à ne surtout pas révéler pour éviter les problèmes démographiques !

À présent, je n’ai plus cette colère, je ne me sens plus la brebis galeuse. Je veux juste utiliser l’écriture, comme arme informative, rire un bon coup et voir les choses d’une autre perspective !

Pour commencer, oublie tout ce que tu as lu dans Google sur la grossesse et sur l’accouchement… tes amies mamans sont les meilleures pour en parler !

Pour ce qui est de l’amour, nous avons tous, nos histoires, mais une chose est sûre est que ta relation ne sera plus jamais la même. Par cela, je ne veux pas dire, que ton couple est mort, sinon, qu’il lui faudra une période d’adaptation pour refleurir. Il en serra de même avec tes amis et ta famille.

Et dans tout ça, je me rends compte, qu’une fois encore, je passe en dernier ! Ce n’est pas grave, cela fait presque 4 ans que cela dure et je suis habituée ! Mais oui, je suis maman, épouse, amie, soeur et fille, mais je suis bel et bien moi ! Et même si j’ai pris du temps à m’en souvenir, je suis bel et bien là !

Pour ce qui est de l’amour, nous avons tous, nos histoires, mais une chose est sûre est que ta relation ne sera plus jamais la même. Par cela, je ne veux pas dire, que ton couple est mort, sinon, qu’il lui faudra une période d’adaptation pour refleurir. Il en serra de même avec tes amis et ta famille.

Et dans tout ça, je me rends compte, qu’une fois encore, je passe en dernier ! Ce n’est pas grave, cela fait presque 4 ans que cela dure et je suis habituée ! Mais oui, je suis maman, épouse, amie, soeur et fille, mais je suis bel et bien moi ! Et même si j’ai pris du temps à m’en souvenir, je suis bel et bien là !


Toda la gente tiene una opinión bien cerrada sobre todo, sin embargo, una cosa es cierta : no entenderás por lo que tu amiga está pasando, si nunca has estado en la misma situación ! No hay que confundir empatía y egotismo !
Tu percepción de la vida es diferente cuando eres el protagonista. Por ejemplo, antes de ser madre, no tenía conciencia de que mi vida iba a cambiar tanto : mi pareja, mis relaciones amistosas y familiares no son las mismas. Otro parámetro del panorama ha cambiado… yo !

La falta o la distorsión de informaciones sobre el tema, me dio ganas de revelar gritando la otra faceta de la situación. Quería decir a la mujer que estaba a punto de dar luz de tener cuidado cuando escuchaba frases como : “ no hay nada más bello que una mujer embarazada”, o “ el día que nació mi hijo es lo más lindo de mi vida “, u otra que es : “soy una mama floreciente…” Ese tipo de frases son unas chorradas ! Estamos lejos de la realidad ! Pero, a lo mejor si decimos toda la verdad, tendremos un problema demográfico muy grande…

Ahora, tengo más perspectivas y no siento esta frustración, solo quiero utilizar la escritura como arma para informar de manera divertida, compartir con el corazón algo que me hubiera encantado encontrar en la web.

Para empezar, olvida todo lo que has encontrado en tus búsquedas de Google sobre el embarazo y el parto… tus amigas madres son las más competentes para hablar del tema !
Por lo del amor… todos tenemos nuestras historias, nuestro pasado, pero sepas que por hecho, tu relación con tu pareja nunca será la misma. No quiero decir que tu pareja se va al carajo sino que necesitará un periodo de adaptación para florecer de nuevo. Y lo mismo pasará con tus amigos y tu familia.
Y aquí otra vez, me doy cuenta de que pasó la última ! Ahora eso, no tiene tanta importancia, estoy acostumbrada, hace casi 4 años que es el caso ! Soy madre, esposa, amiga, hermana, hija pero definitivamente soy una mujer ! Aún si he tardado en recordarlo… pero aquí estoy !

Amour avec un unique “a”

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J’ai eu récemment une conversation avec un ami qui a eu une fille l’an dernier, qui m’a fait réaliser certaines choses.

Très sûr de lui, il m’expliquait qu’il est légitime que les mères aiment instinctivement leur enfant dès qu’elles posent le premier regard sur eux, et qu’il est bien évidemment normal que pour lui et tous les autres pères cela soit différent. Selon sa théorie, parce que les femmes l’avaient senti bouger et l’avaient porté pendant 9 mois, elles ne pouvaient que tomber follement amoureuse dés la première rencontre.

Il est resté très surpris, lorsque je lui ai dit que sur ce point-là, les hommes et les femmes ne sont pas si différents. Ou peut-être que j’ai une vision masculine !

Une chose est claire : un de mes plus beaux souvenirs est l’instant où j’ai eu mes enfants sur mon torse pour la première fois. En plus de cette sensation de bien-être, en les regardant j’ai transpiré d’amour et je savais que cet accouchement long et pénible était terminé. Pendant quelques minutes, j’ai mis de côté mes souffrances et j’ai savouré le moment. J’ai pensé que tout ce que j’avais enduré en valait la peine.

J’ai beaucoup souffert lorsqu’ils les ont pris pour leur faire leur révision et pour m’emmener en salle post-opératoire, mais en même temps, j’étais tellement perchée… entre les drogues reçues pour le travail et celles de la césarienne, j’étais sur un petit nuage. Le simple fait d’avoir terminé l’accouchement me faisait planer. Je me souviens avoir dit à une des infirmières qui s’occupait de moi, que je me sentais comme au nirvana d’avoir deux merveilleux petits bouts sains.

J’étais en harmonie avec moi-même. C’était comme faire un marathon en montagne et que là, j’étais arrivée sur la cime, comme une championne. La respiration profonde, le sourire béat, le cœur battant rempli d’émotions, et cette petite musique de fond imaginaire qui ne cessait de m’envahir. Une sensation de paix et de sérénité !

À ce moment-là, je pensais que cette débandade de sentiments si forts n’était que le fruit de la procréation. Cependant, aujourd’hui je sais que la quantité exagérée, mais pleinement satisfaisante de drogue reçue, m’a aidé à me sentir si détendue et si enthousiaste.

Néanmoins, il faut reconnaitre, qu’après plusieurs jours, lorsque la réalité m’a pris de plein fouet, mes sensations de gagnantes sont retombées en pic. J’étais de retour à grimper cette fichue montagne ! J’ai même pensé : mais qu’est-ce que j’ai fait ? Et pourquoi en plus j’étais si fière de porter en moi des jumeaux, comme si cela me rendait spéciale… quand en réalité, je ne sais pas si je me sens capable de gérer cette situation. Cela prend du temps de repousser la frontière de l’égoïsme, de faire abstraction de mes propres nécessités, celles de mon sommeil, celles de mon temps et celles de mon couple.

L’amour que j’éprouve pour mes enfants ne cesse de croitre, et je sais que c’est réciproque. À présent, ils ne me cherchent plus uniquement pour manger ou se faire câliner, ils veulent passer du temps avec moi, ils veulent que l’on joue ensemble. Nous avons appris à nous connaitre. Les bébés sont devenus des petits garçons. J’ai expérimenté plusieurs émotions : le rire, la tendresse, la frustration, la peur, la colère. Une nouvelle apparaît : celle qui exprime un amour inconditionnel, un amour spécial et unique, différent de tout ce que j’ai pu éprouver jusqu’ici. Il est différent de celui que l’on ressent pour un ami, ou un membre de la famille, ou même pour un homme que l’on aime tendrement. C’est ce que j’appelle l’amour avec un unique “a”. Il a presque toutes les caractéristiques de celui que je ressens pour le papa, mais sans le côté charnel.

Quand je pense à eux, je n’ai pas des papillons dans le ventre, c’est plutôt comme avoir un joli colibri dans la tête. Je peux sentir que mon cœur déborde d’amour. Je perçois la vraie beauté des choses. Je savoure les moments présents et la magie d’être en leur compagnie. En même temps, je suis toujours alerte, je garde toujours un œil sur eux pour m’assurer qu’ils ne leur arrivent rien. Je ne peux m’empêcher de les protéger.

Donc oui, l’amour que je ressens à présent pour mes enfants est beaucoup plus fort. Je crois qu’au début, il s’agissait davantage d’ego que tellement d’amour inconditionnel. Nous sommes fières que le fruit de notre amour pour notre homme soit le résultat d’un (ou 2 ! 🙂 ) être adorable, mais le vrai amour, ne vient qu’après.

Et ceci me fait penser à autre chose : comment évoluera cet amour quand son existence ne dépendra plus autant de moi ? Lorsque je ne le verrais plus tous les jours ? Quand il ne verra plus en moi, la solution à ses préoccupations ?

Je suis incapable de me projeter aussi loin dans le futur ! Cependant, je me plais à imaginer que tel l’amour que j’ai pour leur père, il sera linéal et sans hiérarchie de pouvoir, un amour naturel, avec ou sans oxytocine !

Vous avez d’autre manière de vous référer à l’amour que vous ressentez pour vos enfants ? Merci de partager vos sensations.

Ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu !!

 

 

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Même lorsque nous avons la chance d’avoir un compagnon qui nous traite comme une reine, il est parfois agréable de sentir que l’on plaît à d’autres.

Une fois que nous sommes en couple depuis longtemps avec un homme, nous avons tendance à perdre de vue l’importance que cela fait d’être juste une femme. Si en plus d’être l’épouse de quelqu’un, nous sommes également une mère, cette nécessité de plaire peut disparaitre. Bien souvent, nous ne nous rendons même pas compte (et c’est peut-être cela le plus grave) mais nous ne nous préoccupons plus autant de notre apparence. Bien évidemment que nous ne sortons pas de la maison avec les yeux pleins de caca( à part tôt le matin pour aller déposer les enfants à l’école qui est par chance à 3 minutes à pied de la maison ) mais il nous arrive de mettre sur le dos la première chose qui vient pour aller prendre un café avec une copine, juste parce qu’elle nous connaît et que nous ne voulons pas perdre de temps à nous pomponner. Cependant, nous devrions faire beaucoup plus attention : mettre un peu plus de maquillage, mettre des vêtements dans lesquels on se sent bien, mais qui nous mettent en valeur. Lorsqu’une femme aime son reflet dans le miroir, elle dégage quelque chose de très spécial, et cela se sent.

Lorsque l’on parle à un étranger et qu’il ne sait rien de nous à part que l’on est attirante à ses yeux, il se passe quelque chose d’intéressant. On se sent séduisante, piquante de nouveau. On se souvient de nos jeux insouciants où durant nos instants de célibataire, nous flirtions avec des hommes aux physiques alléchants. À ce moment-là, nous étions populaires, nous passions nos samedis soirs à faire de nouvelles rencontres, et nos dimanches à raconter tout à nos amis. Parfois, je me dis que c’était une époque magique, où nous étions libres de faire ce que bon nous semblait. Cependant, je me souviens aussi, que le jeu n’en vaut pas la chandelle, car même si ces distractions sont divertissantes, ils ne comblent pas les vides que l’on ressent de ne pas appartenir à quelqu’un.

En effet, cela ne vaut pas ce qu’une relation sincère peut nous apporter. Si nous avons la chance d’avoir à nos côtés un homme qui nous comble et que nous aimons, nous ne pouvons qu’être fière de se sentir aimer par lui. Et lorsque nous sentons du désir dans ses yeux, on se sent aimé et protégé. Ce ne sont pas les mêmes sensations, mais il faut bien reconnaitre que les deux sont très agréables.

 

Dans mon cas, je ne sais pas si pour une question de maturité ou de personnalité, je préfère les vrais sentiments, ceux qui se construisent avec le temps, ceux qui ne sont pas le fruit d’une seule saison, mais bon il faut bien reconnaitre que de temps en temps, l’odeur d’un bon gâteau peut susciter l’envie… tant qu’on n’y goûte pas, je ne vois pas où est le mal !

C’est moi qui l’ai fait !

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Je ne connais pas une maman (même si ça doit exister) qui n’éprouve pas l’orgueil d’avoir traversé l’expérience d’un accouchement. Oui, nous sommes fières d’avoir réussi à sortir le monstre !

J’ai enfin compris ce que certaines mamans voulaient dire lorsqu’elles disaient que leur accouchement était l’un des plus beaux jours de leur vie. Ce n’est pas qu’elles oublient les longues heures de souffrance, sinon qu’elles ne voient plus que le moment si précieux où elles ont vu leur petit bout pour la première fois.

Jusqu’à présent, je me moquais en pensant qu’elles fabulaient, qu’elles étaient folles de penser cela. Et surtout, je me posais la question comment faisaient-elles pour mettre de coté tous ces souvenirs douloureux. Je veux me justifier en ajoutant que le mien a était spécialement long (40h) et très éprouvant, j’en parlerai certainement un autre jour.

Mais pour en revenir à cette sensation que l’on ressent de voir notre bébé pour la première fois, il faut bien avouer que c’est très fort ! Nous restons là ébahies, à ne plus savoir que dire, nous ne connaissons pas de mots qui pourraient rendre justice à ce que nous voyons.

Il faut reconnaitre que les drogues qu’ils nous donnent, nous aide à nous sentir phénoménal. Le corps se relâche et nous pouvons pleinement savourer ce moment de victoire où nous sentons cette préciosité contre notre peau.

Et celles qui ont opté pour un accouchement naturel, connaissent également “l’effet planage” comparable à celui que produisent les drogues des médecins. La nature est bien faite, et notre propre corps produit des hormones qui nous aident à passer cette fatalité réservée aux femmes, pour je ne sais quelle raison. Nous ne pouvons détacher notre regard de notre bébé. Et nous pensons : c’est moi qui l’ai fait ! Nous sommes imbues de notre personne et c’est normal, un accouchement ce n’est quand même pas rien. Si nous jubilons de fierté, la première fois que nous réussissons notre fondant au chocolat, imaginez-vous ce que c’est pour un accouchement !

En plus, nous sommes toutes fiérotes d’annoncer que notre bébé mesure 50 cm. Son poids aussi, est un élément que nous mentionnons, mais ça c’est pour justifier notre propre prise de poids ! À voir, la fiche technique accrochée au pied du lit, on enseignera toujours à nos amis le poids et la taille du bébé. Pour celles qui disent que cela n’a pas d’importance… Menteuse ! (à part si tu as un petit 🙂 ) … Bien sûr que la taille est importante !

Une autre chose à mentionner : notre bébé sera toujours beau. C’est la règle. Ça aussi, c’est quelque chose qui a changé pour moi depuis que je suis maman. Avant de l’être, il m’était très difficile de penser qu’un nouveau-né soit beau, mais lorsque j’ai eu les miens, j’ai compris ! Quand les médecins m’ont déposé les enfants sur le torse, je les ai trouvés magnifiques… Même si un avait les yeux tout collés et l’autre que sa touffe lui mangeait son petit front et qui me faisait penser à un petit orque des seigneurs des anneaux, je pensais bien qu’à peine sorti de l’hôpital, je devrais contacter mon ami qui travaille dans la publicité pour lui présenter ses nouveaux clients !

Et oui, l’amour rend aveugle ! Mais l’amour n’est pas le seul facteur ici, le bébé est comme la récompense de tout ce que l’on a sacrifié pendant de longs mois : tabac, alcool, diversions, sushi, missionnaire ! On ne peut qu’être insolente d’avoir réussi à sortir ce beau gigot de 3 kilos par là où il est sorti!!! On ne va quand même pas se priver de ce luxe gratuit !

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Pourquoi les mamans sont toujours les dernières à être prêtes ?

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Hier, c’était la fête des mères en Espagne. J’avais décidé de faire un lunch avec mon chéri et de passer l’après-midi à faire le tour des endroits du quartier que mes loulous aiment.
La première mission fut d’organiser que la babysitter vienne un peu avant pour me permettre de me préparer et de me faire jolie pour l’événement. Mais comme à chaque fois, rien ne se passe comme prévu. Pourquoi sommes-nous toujours les dernières à nous préparer ? Et pourquoi ne sommes-nous finalement pas super satisfaite du résultat ?

 Pour commencer, il faut bien reconnaitre que nous ne pouvons pas passer autant de temps qu’avant, à nous pomponner dans la salle de bains. A part pour celles qui se lèvent deux heures avant le réveil habituel de leurs enfants pour pouvoir s’organiser, il faut bien reconnaitre qu’en général, nous tentons de profiter de la dernière minute de sommeil pour ouvrir l’œil. Chaque minute compte ! C’est une question de survie : si nous ne dormons pas, nous n’avons pas les yeux en face des trous, et une journée normale de 12 heures peut vite tourner à la catastrophe ! Donc oui, à présent, nous devons partager notre salle de bains et notre temps avec nos loulous. Nous passons plus de temps à choisir un pantalon et un teeshirt qui les rendront irrésistibles, qu’à notre propre garde robe. En plus, il faut bien reconnaitre que nos habits sont beaucoup moins fun que les leurs.

 Une fois que nous avons réussi à les convaincre de mettre les chaussures appropriées, et non celles qui font de la lumière, il faut encore leur courir après, pour qu’ils veuillent bien se laisser débarbouiller les traces de Chocapic, témoin de leur petit-déjeuner. Tout ce travail en pensant que quand notre tour à la douche viendra, nous pourrons simplement nous consacrer à nous. Bullshit! Ça ne se passe jamais comme ça, car où que nous passions, il y a des trucs qui traînent et nous ne pouvons pas quitter la maison en laissant le zoumail partout. Après avoir réussi à prendre sa douche avec les loulous qui se disputent pour savoir lequel va toucher le poppin (popotin, mais le mot poppin est plus joli dans leurs bouches) de maman derrière le rideau de douche, nous parvenons à sortir sans les mouiller et surtout sans avoir eu son moment d’intimité.
Depuis que j’ai des enfants, je me rends compte que fermer la porte des toilettes n’est plus un geste automatique. Cela peut être gênant lorsque je reçois du monde à la maison ou que je suis invitée à prendre un café chez une amie, mais j’imagine que je ne suis pas la seule dans cette situation !

 Et le grand moment arrive, celui de choisir ses vêtements. Même le jour où nous pouvons être le protagoniste de la journée, ce n’est pas pour autant, que nous arrivons à nous faire aussi jolie que nous l’avions planifié ! D’abord, nous n’avons plus les mêmes courbes, car même si nous avons réussi à nous débarrasser des kilos pris lors de la grossesse, ou du moins, la plupart, les kilos ne sont plus réparti de la même façon. Ce petit bidou ressemble un peu à un flamby et nos seins ne regardent plus aussi hautainement qu’ils avaient l’habitude de le faire. On perd peu à peu l’habitude de se préoccuper de son apparence. Ces mois de chemisier taché de purée, se transforment en année de vieux teeshirt commodes. On ne va quand même pas changer toute sa garde-robe quand on sait que d’ici quelques mois, nous aurons récupéré la ligne, non ?
 En plus, il faut bien reconnaitre, que nos anciens tops décolletés, nos jupes fendues et nos talons, ne sont plus très pratiques au moment de se baisser pour le moucher, de l’aider à aller au petit coin ou de jouer au ballon au parc. Nous avons dû nous adapter à une nouvelle manière de nous vestir et c’est, du coup, plus dur de revenir en arrière !

 

 Cependant, mon mec ne cesse de me dire que je suis toujours aussi sexy.
Est-ce pour me motiver ? C’est aussi peut-être pour mousser mon ego, car il faut bien reconnaitre qu’une femme dégage quelque chose de spécial quand elle a confiance en elle ? Ou peut-être que lui me voit encore sexy, car en plus d’être la mère de ses jumeaux, je suis son petit bout de femme !

 

Pour ma part, je confirme que je suis toujours la dernière à passer à la salle de bains et que je ne suis jamais réellement satisfaite du résultat. J’aurais certainement besoin de mieux m’organiser et apprendre à dominer ma tignasse sauvage plus rapidement, mais tant que je reste la plus jolie des mamans pour mes loulous et la plus sexy des femmes pour mon homme, il y a de l’espoir, car au fond, c’est eux qui me font briller le regard, et si ça ce n’est pas être belle…

Par contre, je ne sais pas si les gens qui m’entourent me voient toujours comme la même personne qu’ils ont connu ? J’imagine que cela doit dépendre des relations que j’ai avec eux à présent !

Les 3B de l’allaitement

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Bellissime, Bon marché et Bon pour la santé : sont les 3 idées associées à l’allaitement. Les sages-femmes et les pédiatres ne cessaient de me le répéter chaque fois que je leur exprimais mes doutes sur le sujet.

En aucun cas, je ne cherche à te faire peur, et je ne souhaite pas non plus qu’en lisant ce qui suive, tu cours au supermarché acheter une boîte de lait en poudre… même s’il faut bien reconnaitre, que cela pourrait t’aider dans ta nouvelle vie de super maman !

Les gens peuvent te regarder comme une folle quand tu leur demandes conseil. On pourrait croire, qu’au fond, ils pensent : “comment cette jeune fille ne sait pas si elle donne bien le sein à son fils ? ”.

Et à ces langues de vipère, je souhaiterais leur répondre cette longue tirade : en premier lieu, neuf mois en arrière (un peu moins pour être honnête) mon téton n’était pas dans la bouche d’un bébé si tu vois ce que je veux dire. Ensuite, je me sens un peu fatiguée et perdue dans cette nouvelle situation où après avoir eu les jambes ouvertes presque 40 heures (nouvelle situation de crise où les médecins attendent davantage avant de prendre la décision de faire une césarienne), je me retrouve seule avec mes enfants dans les bras. Et pour finir, oui, je ne sais pas si les bébés prennent bien le sein et j’ai tous les droits de ne pas le savoir !”.

Même si l’allaitement est une des choses les plus naturelles du monde, cela est loin de l’être pour certaines femmes et c’est normal que cela nous préoccupe.

Depuis que l’allaitement est redevenu à la mode, comme un retour au naturel, les gens te considèrent comme la brebis galeuse si seulement tu penses à élargir tes options. Toutes les femmes ne naissent pas pour être mères et toutes les mères ne naissent pas pour donner le sein. J’ai eu la sensation que personne ne me demande mon avis sur la question, sur ce que j’aimerais faire. Je sais très bien, que le lait maternel est, ce qu’il y a de meilleur pour un enfant, mais si je ne pouvais pas lui donner le sein, ou simplement si je ne souhaitais pas le lui donner, cela ferait-il de moi une mauvaise mère ? Je ne le pense pas, et personne ne devrait me le faire sentir tel quel.

Une amie m’avait offert des gobelets trayeurs. Quand l’infirmière m’a vu en train d’essayer d’alimenter mes nouveau-nés avec, j’ai bien cru qu’elle allait s’étouffer, comme si je violais la loi des mamans de l’hôpital !

Personne ne m’avait expliqué la douleur que l’on ressent à donner le sein. Ou peut-être que tout simplement les gens pensent qu’avec ce que l’on a enduré lors de l’accouchement, on peut quand même supporter quelques brèches, quelques crevasses ou quelques infections du joli nom de mastites. Par chance, je suis passée entre les mailles du filet de cette dernière. Avant d’avoir mes enfants, je ne connaissais même pas le nom de cette saloperie. Je me souviens encore de pleurer juste à entendre les petits cris d’un de mes fils qui m’indiquaient qu’il avait faim. Je savais la douleur que j’allais ressentir.

La bonne nouvelle est que la douleur cède la place au bien-être quand tu vois ton enfant y prendre autant de plaisir, mais cela arrive seulement quand ton téton ressemble à une valve de roue de bicyclette.

Ce thème est un réel fardeau social pour une femme. Dans tout cela, il ne faut pas oublier le rôle du père ! S’ils sont pour l’allaitement, ils peuvent te regarder mal lorsque tu leur expliques qu’il y a peut-être, éventuellement, hypothétiquement, d’autres options à envisager.

Personnellement, ce déni (surtout quand ce n’est pas toi qui à le sentiment d’être une vache à traire ), me met en boule. Oui, ces gens qui ne savent pas ce que c’est, car ils ne l’ont jamais ressenti, et qui se permettent de te juger, me font bouillir. Le thème des hormones ici, est super important, tu peux partir au quart de tour.

J’ai eu envie à ce moment-là d’écrire ce que je ressentais, de partager mon expérience, mais je n’avais pas le temps, mes jumeaux avaient besoin de moi, et j’sais surtout morte de fatigue.

Une fois, que l’on domine un peu mieux la technique, on commence à se poser des questions bêtes, auxquelles on veut à tout prix avoir des réponses. Par exemple, comment peut-on être sûr que le bébé prend la bonne dose ? Encore une fois, pour moi, c’était un peu plus compliqué en ayant des jumeaux.

On s’inscrit à des milliers de pages pour avoir plus d’info, on en trouve même des bonnes. On se met à lire des livres, on demande à ses amies mamans, à la famille, sans oublier que l’on commence à fréquenter un nouvel ami : Google ! Malgré tout cela, on peut rester avec ses doutes : combien de temps, l’enfant doit rester au sein ? Je dois donner le même sein aux deux ?

Finalement, on apprend seul ! On doit sentir ce genre de chose, car tous les enfants sont différents. Le plus important est d’avoir confiance en soi. Le processus est long, tu ne vas pas le savoir au début, mais ça viendra.

Tu dois te donner du temps et ne pas t’en vouloir de ne pas connaitre toutes les réponses.

los 3 B: bueno, barato, bonito
Las comadronas y pediatras asocian estas 3 palabras a la lactancia. Por lo menos son las palabras que escuché salir de sus bocas cada vez que tratábamos del tema.
Lejos de mí, la idea de alejarte del concepto y de darte las ganas de correr a comprar leche en polvo, aún si algunos son muy buenos y mucho más cómodo a tu nueva vida de super mama !

La gente te mira como una loca cuando le pides consejos. Tiene que pensar: “como esa jovencita no sabe si da bien el pecho a su hijo?” Perdonadme, pero primero, hace 9 meses atrás (en realidad un poco menos) mi pezón no estaba en la boca de un niño…
Segundo, me siento un poco cansada, porque hace todavía muy poco, he estado 40 horas piernas abiertas. Claro, la crisis pide que si el niño no quiere salir… pues hay que esperar, y tercero, no, no sabía si mis bebes tomaban bien y tenía derecho a no saberlo.
Todo parece super natural, pero no lo es. Si no sabes si logras alimentarlo correctamente, es normal que te preocupes.

La tendencia a dar el pecho ha vuelto de moda y todos te consideran como la oveja negra si estás pensando en solo ampliar tus opciones. No todas las mujeres nacen para ser madre y no todas las madres nacen para dar el pecho. A este momento tenemos tendencia a olvidar lo que la madre quiere o necesita. Es también su elección. Por supuesto estoy de acuerdo en reconocer que la leche materna es lo mejor para el niño, pero tampoco las mujeres que no pueden o no quieren dar el pecho, tendrían que sentirse fatal por eso? No lo creo, y nadie tendría que hacerles sentir tal cual.
Una amiga que había dado pecho a sus hijos, me recomendó y me regalo unas pezoneras. Por dios, que mirada recibí, cuando me vio una enfermera tratando de dar el pecho con ellas. Me sentí como si estaba violando la ley de las madres y del hospital!

Nadie me había comentado hasta que punto puede doler. Igual, la gente piensa, con lo que sufriste por el parto… no vas a quejarte por algunos pinchazos, algunas grietas, o por algunas infecciones del nombre lindo de mastitis. Nunca había escuchado hablar de mastitis! Por suerte no me toco, pero todavía me acuerdo haber llorado a solo escuchar a los llantos de mi hijo que quería comer. Sabía el dolor que iba a sentir.
Lo bueno es que el dolor deja lugar al placer cuando ves a tu hijo disfrutar tanto del momento, pero solo cuando ya tu pezón se parece a una boquilla de una rueda.
Hay un peso social enorme sobre el tema. Sin olvidar el papel que tiene el padre en todo eso! Si el papa esta en favor para que le dé el pecho, te mirará mal, si le comentas que quizás, hipotéticamente, a lo mejor, hay otras opciones…
Personalmente, siento enfado cuando hablo del tema con gente que nunca ha pasado por este tipo de sensación, pero que te dicen qué hacer. Tengo unas ganas de machacarles… Otra vez las hormonas que no me ayudaron a tener un punto objetivo. Tenía tanta rabia! De allí, me vino las ganas de escribir, de compartir mis propias experiencias, pero no tenía tiempo, mis maravillosos mellizos me necesitaban.

Después de entrar en el tema, te preocupas por otros detalles. En mi caso, no sabía si la leche que les daba era buena y si tomaban lo suficiente. Es que claro, además se complica un poco el tema porque tengo mellizos. Busqué en muchos libros. Pregunté a muchas mamas y a mi mejor amigo del momento: el famoso Google! Pero me quedaba con mis dudas. Cuanto tiempo se tienen que quedar enganchado, les tengo que dar el mismo pecho?
Me apunté a muchas páginas de mamas para tener lo más informaciones posibles, pero al final aprendes solita. Lo tienes que sentir, porque todos los niños son diferentes. Entonces búscate la vida. Tienes que tener fe en ti. Por supuesto ese proceso no lo aprendes a la primera semana y tampoco en el segundo mes. Tienes que darte tiempo y sobre todo no tener frustración de no saberlo todo!

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